jeudi, 25 octobre 2012

Expériences comparatives

En réponse à Marie-Line Dahomay et à Robinson Ngametche, je suis heureuse que vous trouviez ici une espace correspondant à vos préoccupations. Je présente mes excuses pour mon silence prolongé pour des raisons personnelles. Je ne sais toutefois pas comment vous contacter personnellement alors je propose que nous poursuivions l'échange ici.

Le cas exposé par Marie-Line démontre bien que l'UNESCO ajoute une reconnaissance à une reconnaissance préexistente via le commerce de la musique et de sa transmission (enregistrements, festivals, etc). L'UNESCO intervient dans la sensibilisation auprès des Etats à développer un regard culturel sur cette pratique. Je pense que les deux voies : celle de la signification culturelle et celle de l'économie culturelle peuvent coexister. Il ne faut toutefois pas s'attendre à ce que l'une se charge de l'autre.

Je suis curieuse de connaître plus en détails le cas du ngondo chez les Sawa du Cameroun étudié par Robinson. Pouvez-vous en dire un peu plus?

 

samedi, 03 mars 2012

De retour...

Bonjour,

je me suis absentée durant une bonne période de ce blog pour des raisons familiales; me voilà de retour, heureusement surprise de l'intérêt qu'il suscite.

Les recherches sur le PCI sont toujours d'actualité. Marie-Line et Robinson, si vous désirez toujours échanger, réécrivez-moi ici, laissez-moi votre adresse courriel ou alors contactez-moi directement à la mienne.

bien à vous,

Hélène

vendredi, 28 septembre 2007

AFS-ACEF

Gros happening ethno-anthropologique du 17 au 21 octobre à Québec :

http://www.afsnet.org/annualmeet/

http://www.celat.ulaval.ca/acef/quebecf.htm 

Au programme: plusieurs tables d'études sur les patrimoines culturels.

Anthropologie visuelle en Espagne

Pour ceux qui souhaitent développer leurs relations internationales dans le domaine de l'anthropologie visuelle ou du film ethnographique, je vous invite à prendre connaissance d'une initiative andalouse récente, dynamique en matière de formation professionnelle. 

http://tallerdecinetnografico.blogspot.com/

 

Le métissage


À Jerez, le discours populaire prétend que les Gitans sont "si intégrés que même le non-gitan chante comme un Gitan". J'y vois là une appropriation des traits culturels gitans. Il est vrai que leur importante concentration fait en sorte qu'on les voit s'intégrer au tissu social dans presque toutes les sphères de la société. On dit aussi qu'il n'existe plus de Gitans "purs" que tous se sont métissés.

D'abord, à mon avis et à celui de nombreux autres citoyens et anthropologues, la pureté culturelle n'existe pas, chacun se construisant en composant avec l'autre sa propre identité. Chaque bricolage est unique et exceptionnel et témoigne du génie et de la complexité de l'humanité. L'argument du métissage ne peut donc être utilisé pour "soustraire" de la culture. Le métissage a plutôt créé des ajouts dans l'histoire de l'humanité. Il va de soi qu'une distinction a toujours demeuré entre le métissage et l'assimilation, lequel implique des rapports de pouvoirs inégaux.

Des pratiques d'assimilation ont bel et bien été pratiquées en Espagne à l'égard des Gitans. Dans l'histoire récente, les Gitans et les non-gitans comptent plusieurs unions mixtes volontaires. Le fait que ce groupe culturel continue de se définir comme Gitan, en dépit des processus forcés et volontaires, tient sans doute en partie de la fascination provenant de l'extérieure de ce groupe pour leurs pratiques culturelles. L'attachement à la famille comme valeur collective a contribué à ce qu'aujourd'hui des individus et des familles se définissent comme Gitan, tout en ayant intégré dans leur cercle des personnes issues d'autres cultures. L'étranger est accueilli, incorporé, c'est-à-dire qu'il fait corps avec.

Ce type d'unions démontrent bien à quel point une minorité culturelle, en dépit des préjugés et de la discrimination, s'inscrit bien dans l'air du temps. Qu'avec une histoire et des traditions différentes, on peut de façon égale partager un même espace, sans pour autant renier ses origines et ses valeurs profondes.